Les extrêmes se rejoignent

Après le coup d’État du 18 Brumaire (9 novembre 1799), Napoléon Bonaparte et ses alliés tentent d’effacer la notion même de clivage politique. Le nouveau régime se présente comme la seule voie raisonnable, et ce discours séduit de nombreux « modérés » de la décennie précédente.

- Constantin Brissaud

Stopper la montée de l’insignifiance

Il y a des millions de citoyens en France. Pourquoi ne seraient-ils pas capables de gouverner ? Parce que toute la vie politique vise précisément à le leur désapprendre, à les convaincre qu’il y a des experts à qui il faut confier les affaires. Il y a donc une contre-éducation politique. Alors que les gens devraient s’habituer à exercer toutes sortes de responsabilités et à prendre des initiatives, ils s’habituent à suivre ou à voter pour des options que d’autres leur présentent. Et comme les gens sont loin d’être idiots, le résultat, c’est qu’ils y croient de moins en moins et qu’ils deviennent cyniques.

Cornelius Castoriadis

Une bibliothèque amputée c'est une université condamnée.

La voilà la putain de schizophrénie inacceptable qui nourrit tous les prédateurs opportunistes se caressant en observant l'enseignement supérieur public sombrer depuis tant d'années : nous, enseignants-chercheurs, décidons de baisser de 20% le budget de nos bibliothèques universitaires mais dans cette baisse nous continuons de préserver les marges indécentes de boîtes toxiques comme Elsevier, parce que nous avons la flemme de nous intéresser aux questions de l'Open Access, et de faire ce qu'il faut.

- affordance.info

Ce pays que tu ne connais pas

Depuis le mois de décembre
On a mutilé en France beaucoup d’ouvriers
Et le président Macron n’a pas cessé de sourire
C’est une habitude… un tic…
C’est le sourire du capital
le sourire de la bourgeoisie
C’est le rire de la « Vache qui rit »
Un rire aimable… un sourire impitoyable.

« Excusez-moi, je regrette. Dans le fond, je vous aime bien
Et si je donne l’ordre de vous abattre comme des chiens
C’est parce que c’est la coutume, je suis là pour ça
Je n’y suis pour rien…

C’est la coutume Il y a trop de travailleurs dans le monde
Il faut les expédier dans l’autre
Et le sourire de la bourgeoisie s’est figé.

François Ruffin d'après Jacques Prévert.

Upton Sinclair

It is difficult to get a man to understand something, when his salary depends upon his not understanding it.

Prochaine station : destitution

Ce ne sont pas les radicaux qui font le mouvement, c’est le mouvement qui radicalise les gens. — Lundi.am

Dans une attaque en masse, chaque piranha peut arguer qu’il n’a jamais donné qu’un coup de dent.

Dans une attaque en masse, chaque piranha peut arguer qu’il n’a jamais donné qu’un coup de dent. C’est ce que font aussi les « haters » qui, en masses généralement spontanées (pas besoin de coterie, même si ça arrive aussi), viennent insulter, au cul de chacun de ses tweets les plus banals, telle personnalité ou tel ministre. On sent chez certains un besoin de revanche, ou une envie de faire mal, d’avoir un effet sur des personnes « en vue », d’exister en insultant, en humiliant. Et comme c’est généralement d’eux-mêmes qu’ils donnent une image piteuse et mesquine, ça ne fonctionne pas et leur colère décuple. Les femmes constituent des cibles récurrentes pour ce genre de « trolls » : en déroulant par exemple les tweets qui répondent à ceux de Najat Vallaud-Belkacem ou de Marlène Schiappa, on admire la tempérance de ces femmes face au flot d’injures qu’elles reçoivent et aux fantasmes qu’elles suscitent. — Le dernier des blogs

The third browser war is over and it's a bloodshed